Fiche Action

Accompagner le développement de l’initiative internationale pour la responsabilité sociale des cadres (IRESCA)
- Résumé
- Le manifeste pour la responsabilité sociale des cadres lancé en 2003 réunit sept membres fondateurs, syndicats, mouvements patronaux, associations. Progressivement internationalisé il est devenu un espace de confrontation des expériences, d’information et de débat. Il développera progressivement des actions de formation.
- Synthèse
- Dans une économie qui nécessite la maîtrise et la combinaison de nombreux savoirs, les professionnels détenteurs de ces savoirs jouent un rôle croissant. De ce fait, leur responsabilité sociale est considérable aussi bien dans l’entreprise que dans les services publics ou dans les laboratoires. Mais ils sont peu préparés à exercer cette responsabilité. C’est dans la solitude qu’ils gèrent les possibles dilemmes éthiques entre leurs convictions et ce que leur impose leur institution. Le droit du travail lui-même privilégie la loyauté à l’employeur. Devant ce constat, sept organisations françaises syndicales, professionnelles ou associatives, dont la fondation, ont lancé en 2003 un manifeste pour la responsabilité sociale des cadres. Ce manifeste s’est transformé en ébauche d’une alliance citoyenne appelée Initiative internationale pour la responsabilité sociale des cadres(IRESCA). Un site web a été créé en 2005 il réunit des réflexions et des informations et crée un espace de recueil et de confrontation d’expériences vécues.
- Voir l'historique
- En 2000, dans le cadre de l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire, elle a soutenu la campagne de l’association Ingénieurs sans frontière sur le thème de « l’ingénieur citoyen » . C’est bien en effet en assumant sa responsabilité sociale que l’ingénieur entre en citoyenneté. Cet engagement a été pris en lien avec le Centre éthique technique et société de Lille (CETS). A l’occasion de ce dialogue des contacts ont été noués avec la CFDT-cadres, branche du syndicat spécifiquement dédiée aux cadres. De ce premier dialogue est née l’ébauche d’un Manifeste pour la responsabilité sociale des cadres. La CFDT a pris l’initiative de le mettre en dialogue avec d’autres organisations syndicales. A partir de là s’est constitué le groupe des sept fondateurs : CFDT-Cadres ; UGICT-CGT ; Ecole de Paris ; CJD Centre des jeunes dirigeants ; CJDES (Cadres de l’Economie Sociale) ; Ingénieurs sans frontière; FPH. L’écho rencontré par la démarche, en particulier lors du Forum social européen de Saint-Denis en 2003, a amené les fondateurs à transformer le manifeste en une Initiative internationale réunissant des signataires institutionnels et des participants à titre individuel. Pour permettre le développement de l’initiative, un site web (www.responsabilitesocialedescadres.net) a été conçu en commun pour constituer un point de ralliement à la dynamique qui s’est internationnalisée, un espace de débat et un lieu où les cadres confrontés à des dilemmes éthiques puissent témoigner. A la fin de l’année 2005, une conférence de presse a rencontré un certain écho et lancé publiquement le site.
La difficulté à progresser en 2005-2006 a tenu au fait que chaque membre fondateur apportait ses contributions, intellectuelles et en temps, mais dans la limite de ses moyens de sorte que les évolutions étaient très lentes. L’arrivée de l’appui financier de la fondation et surtout d’un jeune cadre retraité bénévole, Michel Dessaigne, a permis de stimuler tout le monde et de veiller à ce que les décisions prises en commun soient suivies d’effet.
Une des opérations particulièrement intéressantes de 2007 a été l’enquête en ligne sur l’exercice réel de la responsabilité. Son compte rendu figure dans la partie « dossiers » du site web d’IRESCA. Elle a montré que la conscience de la responsabilité sociale des cadres est à peu près générale mais qu’un écart très significatif continue à exister entre prise de conscience et exercice effectif de la responsabilité.
L’enquête a également mis en évidence que même si la protection juridique des lanceurs d’alerte était jugée utile, l’essentiel était plutôt dans la bonne préparation des cadres à faire face à des situations à risque, à des conflits d’intérêt ou à des dilemmes éthiques.
Depuis la fin des années quatre vingt, la fondation s’est préoccupée de la manière dont les cadres étaient formés à exercer leur responsabilité. Cela s’est traduit par l’importance accordée à la réforme de la formation des ingénieurs et de l’enseignement supérieur, par l’appui apporté aux réflexions sur les rapports entre science technique et société ou à l’enseignement de l’éthique de la responsabilité dans la formation des ingénieurs.




